Réflexions sur le dossier professionnel

Publié le par Ma Frz

Réflexions sur le dossier professionnel

L’article est un peu long mais merci à ceux qui auront le courage de lire mes réflexions jusqu’au bout!

Réflexions sur le dossier pro et la préparation d’une séquence : 

En pleine construction de mon dossier professionnel et notamment de ma séquence portant sur la Guerre de Cent ans, je souhaitais livrer quelques réflexions sur cet exercice hautement théorique ! (D’ailleurs petit aparté, ce n’est que du bonheur de pouvoir refaire un peu d’histoire, dans le cadre de mon métier !)

Je ne vais pas réexpliquer le contenu de l’épreuve, certains le connaissent mieux que moi. La deuxième partie du dossier, celle qui m’intéresse aujourd’hui, consiste donc à créer une séquence du début à la fin (objectifs, compétences, séances, activités, évaluations, matériel utilisé, supports utilisés…).

Une épreuve (trop?) théorique

J’étais donc tranquillement en train de calculer le nombre de séances à réaliser,  réfléchir aux évaluations que je pourrais mettre en place, m’interroger sur la durée des activités… Tout ceci se déroulant dans un monde parfait avec une vision totalement idéalisée des choses. Dans le même temps, je suis tombée sur un extrait du document produit par le conseil supérieur des programmes traitant de l’évaluation et qui dit la chose suivante :

« Les phases d’évaluation sont conçues en même temps que les situations d’apprentissage : l’enseignant seul prépare les évaluations ou mieux dans le cadre d’un travail collectif ». Dans le fond, l’exercice du concours se calque sur ce que l’on doit faire pour préparer nos séquences « en vrai ».

Alors pourquoi cette impression d’artificiel? Parce que dans la vraie vie, et ce ne sont pas les professeurs des écoles qui me contrediront, il est important de s’adapter aux progrès des élèves, aux problèmes aussi rencontrés au jour le jour.

Je comprends l’intérêt de l’exercice (il s’agit de notre outil de travail et il est normal de s’y entrainer) mais je trouve cela un peu trop théorique ou même, disons-le, factice. Cela n’est pas forcément représentatif des réalités. L’enseignant repère les difficultés au fur et à mesure des apprentissages et même s’il a déjà préparé sa séquence, il doit être capable de « rectifier le tir », si j’ose m’exprimer ainsi. Sans prendre trop de retard sur le programme bien évidemment ! Souplesse et adaptabilité doivent être les maitres mots non ?

La deuxième partie de l'épreuve: l'entretien

MAIS j’imagine que pour contrer le côté « théorique » de l’exercice, nous allons nous retrouver face aux questions du jury lors de la partie entretien. Son rôle est de faire ressortir les difficultés qui pourraient apparaitre, comment les corriger, comment aller plus loin, quelles autres méthodes pourraient être mises en place... Bien évidemment il faut s’y préparer et anticiper les difficultés que nous pourrions rencontrer dès la préparation de la séquence !

Ces réflexions auront pour origine des situations ayant réellement existé, ce qui est déjà une bonne chose. Il est juste dommage de ne pas avoir d’épreuve en situation réelle. Et c’est là tout le problème du concours…Même si l’on tente de converger vers une approche pratique, cela reste encore très théorique ! Pourtant il faut jouer le jeu n’est-ce-pas :)

A quand une partie examen associée à un contrôle continu ? Est-ce que cela serait une bonne idée ? Juger à la fois sur des connaissances scientifiques mais également sur le terrain ?

Je vous laisse sur ces réflexions hautement philosophiques et vous souhaite une bonne journée :)

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